Nous organisons des challenges commerciaux et opérations de stimulation, de motivation des employés dans les entreprises. Avec le temps, nous sommes arrivés à un constat intéressant que nous partageons avec vous, car il est lié directement à deux composants clefs du succès d’une entreprise : le leadership et la motivation.

Nous nous sommes aperçus que les entreprises de type familiales avaient une meilleure performance que les entreprises traditionnelles en période de crise. Pourtant, tout ce que nous lisons, dans la presse et sur le web tend à nous dire l’inverse – que ce sont ces entreprises familiales qui sont moins bien managées, et en conséquences, qui ont une performance moindre. En réalité, c’est tout le contraire, en période de crise – et il est important de préciser en « période de crise ». Ce constat provient d’une analyse auprès de 150 entreprises de type familiales, traditionnelle et grande entreprise – données également accessibles sur les bases de Standard & Poor.

Pour mesurer cette performance, nous avons utilisé l’indice de Tobin q, qui est le ratio entre la capitalisation et le coût de remplacement de ses actifs tangibles, avec un ratio élevé indiquant qu’une entreprise a plus d’actifs intangibles – comme des marques et brevets – et dont on assume qu’elle grandira plus à l’avenir qu’une entreprise avec un ratio moindre. On note que la moyenne des entreprises familiales ont un ratio de 1.9 sur les 10 dernières années, mais que les entreprises traditionnelles ont eu une chute allant jusqu’à 0.8 en période de crise et de récession prolongée.
A quoi est due cette différence ? Principalement à des stratégies différentes qui tiennent au leadership et à la motivation.

1/ les entreprises familiales ne sont pas abstenues de lancer de nouveaux projets pendant les récessions. En moyenne, ces entreprises ont lancé 12 nouveaux produits par an, indépendamment des cycles économiques. Les entreprises traditionnelles étaient à 14 nouveaux projets/produits, et sont tombées à 8 en période de crise. L’approche très proactive des entreprises familiales leur permettent d’être meilleures. Mieux encore, cette dynamique leur permet une sortie de crise plus forte que les entreprises traditionnelles.

2/ Les entreprises familiales maintiennent un niveau équivalent de dépenses marketing pendant les récessions. Par exemple, les dépenses de publicité des entreprises familiales sont passées de 2% de l’actif à 1.9% pendant les récessions. En comparaison, les dépenses marketing des entreprises traditionnelles sont passées de 1.4% à 1%. Ce niveau constant de marketing permet également la poussée des produits et projets lancés sur le marché. Cela a du sens.

3/ Troisième point, tout aussi important, les entreprises familiales ont maintenues leur niveau d’engagement de responsabilité sociale, indépendamment de l’état de l’économie. Cet engagement « social » s’est traduit dans l’engagement des salariés dans l’entreprise, mais aussi du management, en termes de leadership. C’est là que réside le cœur de la motivation, et donc de la performance. Et c’est particulièrement vrai dans le cadre d’une entreprise familiale puisque la réussite de l’entreprise est directement ressentie par le management. Ce qui n’est pas toujours le cas dans une entreprise traditionnelle.

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